Changer de nom : ce que vous ne saviez peut-être pas (et que vous devez savoir)

Il est une tradition très usitée de France : que la femme prenne le nom de l’homme qu’elle épouse. Derrière cet acte qui paraît anodin se cache en fait des non-dits ou des considérations méconnues, qu’il serait bon d’authentifier ! On vous dévoile donc tout ce que vous ne saviez peut-être pas sur le changement de nom…

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Une possibilité

Première chose : changer de nom en France est une possibilité. En aucun cas c’est une obligation qui doit être une contrainte forcée. On a souvent tendance à l’oublier… Comprenez que cet acte est facultatif, et donc pas automatique.

Pas si facile de devenir Madame

Qui dit non automatique dit démarches personnelles. En effet, certaines pensaient peut-être qu’en faisant part de leur demande de changement de nom à la Mairie le jour du consentement, celui-ci changerait comme par magie. Vous pensiez donc qu’après avoir préparé une cérémonie royale, vous pourriez vous reposer ? Mais des démarches post-mariage doivent être entreprises car changer de nom implique des actes juridiques, au-delà de l’acte social et familial.

Faire passer l’information

Une fois la décision prise, il faut en informer bon nombre d’organismes. Car les actes authentiques mais aussi ceux de la vie courante en sont impactés. Parmi les incontournables mais aussi ceux auxquels on ne penserait pas, n’oubliez pas de contacter la Sécurité Sociale et votre Mutuelle, votre banque et votre assurance, la préfecture (pour votre permis de conduire), la CAF, ou encore Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi. Mais aussi de faire changer votre nom sur la carte d’identité et la carte grise !

Pour information, il n’y a pas de délai ou date limite pour faire cette demande de changement après le mariage.

L’accession à de nouveaux droits

Au-delà des démarches à entreprendre, c’est aussi et en effet une accession à de nouveaux droits. Et tout est possible en la matière : accoler son nom à celui de son conjoint, avec ou sans tiret, dans l’ordre alphabétique ou choisi par les époux, ou même que chacun garde son nom de naissance… Et on l’oublie aussi souvent, mais l’époux a également la possibilité de prendre le nom de sa femme !

Le saviez-vous ?

Au Québec, selon le Code Civil du pays, les femmes doivent conserver leur nom de jeune fille dans l’exercice de leurs droits civils. Mais elles agissent comme elles veulent dans la vie sociale.

De toute façon, quelle que soit la décision, les époux continuent de garder leur nom de naissance pour conclure les actes officiels. Leur nom initial reste leur identité première.

Léa Borie

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